L’ANC, solution technique et pérenne du traitement des eaux usées à la parcelle, est une composante significative dans la préservation de l’environnement et de la protection sanitaire.

Aujourd’hui, il est évident que les problèmes soient traités à la source, tels que : le tri sélectif des déchets, la valorisation des déchets biodégradables par compostage ou méthanisation, ou encore la gestion des eaux pluviales par leur infiltration ou leur rejet calibré. Ce traitement à la source est un gage d’efficacité des solutions mises en place, mais aussi une responsabilisation de tous les administrés. Il n’en reste pas moins vrai que l’Assainissement Non Collectif a un déficit d’image auprès de nos administrés.

En effet s’il apparait évident aujourd’hui que le traitement des problématiques au plus près de sa source, nous pensons notamment au tri sélectif des déchets, à la mise en valeur de déchets biodégradables via un composteur et plus récemment la gestion des eaux pluviales par infiltration ou rejet calibré, est à la fois un gage d’efficacité et de responsabilisation des administrés, il n’en reste pas moins vrai que l’ANC a aujourd’hui un déficit d’image certain.

N’entendons-nous pas souvent que l’ANC n’est pas la priorité au vu de la masse de pollution disséminée qu’il représente ? Et pourtant c’est bien le contraire qui devrait être mis en avant, parce que l’ANC est une chance permettant d’éviter la concentration des flux, mais aussi la construction couteuse pour les administrés de nouveaux réseaux et de grandes stations d’épurations, en sachant qu’ils ou elles seraient inopérantes à moyen terme.

On entend très souvent la phrase bateau « L’ANC n’est pas une priorité au vu de la masse de pollution disséminée qu’elle représente ». Mais c’est tout le contraire qui devrait être dit : c’est parce que l’ANC permet d’éviter la concentration des flux de pollution et la mise en œuvre de réseaux de collecte et de stations aussi coûteux qu’inopérant à moyen terme, qu’il est une chance et dont la valorisation devrait être l’affaire de tous.

L’Assainissement Non Collectif existe depuis la nuit des temps.

C’est en 1974 que la professionnalisation de l’ANC a commencé par la création d’un premier Syndicat, le SNPEAI (Syndicat National des Producteurs d’Equipements d’Assainissement Individuel) regroupant pour la première fois des fabricants d’appareils pour l’ANC.

En 1995, le Syndicat évoluait en créant son premier logo et en changeant une première fois de statuts et de dénomination pour s’appeler IFAA (Industriels Français de l’Assainissement Autonome). La révision de ces statuts a permis de l’adapter aux évolutions du marché.

En 2007, l’IFAA modernisait son logo pour suivre l’air du temps.

En 2014, l’IFAA faisait évoluer une troisième fois son logo, mais aussi sa dénomination en montrant son ouverture pour les autres branches de l’ANC en devenant : IFAA « Industries et Entreprises françaises de l’Assainissement Autonome ». Les statuts ont été ajustés en conséquence avec la création de 3 collèges destinés aux Bureaux d’études, aux Installateurs et aux Sociétés de services en permettant ainsi d’animer l’ensemble de la filière professionnelle de l’ANC.


Les grandes orientations de l’IFAA sont :

1. Contribuer à l’amélioration de la qualité et de la pérennité des systèmes d’Assainissement Non Collectif,
2. Être connu et reconnu comme étant le Syndicat de référence de l’ensemble des professionnels de l’Assainissement Non Collectif,
3. Être moteur du développement de l’ensemble de la filière professionnelle.


Pour ce faire nous souhaitons :

  • L’évolution de la réglementation pour engager une démarche de qualité avec plusieurs obligations :
    • Etude à la parcelle
    • Installateur qualifié
    • Contrat d’entretien et de maintenance
    • Traçabilité des boues
    • Infiltration des eaux usées traitées (dimensionnement)
  • L’élaboration d’un Label de qualité pour les produits ANC (usine et in situ)
  • L’évolution de la normalisation européenne (Marquage CE)
  • La mise en place d’un réel suivi des agréments ministériels français
  • La mise en place d’une Charte de qualité des acteurs de l’ANC

Cela se traduit par des engagements et des actions de chacun des acteurs :

  • Pour les industriels, en proposant des produits ANC adaptés et de qualité, intégrant ainsi la notion de volume minimum essentielle pour l’adéquation du produit au fonctionnement d’une famille et pour l’acceptabilité des opérations d’entretien et de maintenance. Les industriels s’engagent également à la mise en place d’un service de proximité pour le contrat d’entretien obligatoire et la mise en place du suivi in situ de leurs installations ANC.
  • Pour les bureaux d’études, en généralisant l’étude à la parcelle permettant l’adéquation des solutions ANC possibles proposées à la maîtrise d’ouvrage. Cela passe par la mise en place d’une spécialisation de bureaux d’études locaux en ANC, pour une généralisation de l’étude à la parcelle (cahier des charges uniformes).
  • Pour les installateurs, en professionnalisant des spécialistes de l’ANC. Cela se traduit par des entreprises locales spécialisées à l’ANC disposant d’un personnel ayant reçu une formation continue adaptée à l’ANC : proximité, entretien possible.
  • Pour les sociétés de service, en spécialisant des sociétés locales en ANC grâce à une formation continue en ANC : proximité, cahier des charges.

Cette professionnalisation permettrait une dynamisation de la réhabilitation avec un impact positif sur l’emploi :

Pour atteindre un rythme de renouvellement du parc d’Assainissement Non Collectif de 240 000 unités par an, sur la base d’une durée de vie moyenne de 20 ans pour chaque installation ANC, il est nécessaire de multiplier par 5 les efforts actuels. Le différentiel de 200 000 unités permettrait de créer durablement :

  • 500 emplois industriels ou commerciaux (1 pour 400 systèmes)
  • 6 000 emplois chez les installateurs (sur la base d’une équipe de 3 personnes (2 chantiers et 1 administratif/devis/étude) qui installe un assainissement en 2 jours et de 200 jours travaillés par an)
  • 650 emplois dans les bureaux d’études (sur la base de 300 études par an et par personne)
  • 500 emplois dans les collectivités (sur la base de 2 contrôles par jour par personne)

Soit plus de 7 500 emplois directs supplémentaires, environ +40% d’emploi.


 

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